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samedi 26 septembre 2026 à 10h30

pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale

5 764 personnes exploitées mortes de la canicule en quinze jours : habitant.es des quartiers populaires, ceux qui travaillent dehors ou qui dorment dans la rue, des familles précaires dans des logements sans isolation, des personnes âgées ou en situation de handicap restées seules.

Les paysannes et les paysans perdent entre 15 % et un tiers de leurs récoltes selon les productions. Des millions d'animaux d'élevage morts de chaud en quelques jour au point de rouvrir les fosses d'enfouissement de 2003

Samedi 26 septembre : marchons partout en France

Nous serons dans la rue pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale.

Marchons pour qu'on suive enfin les scientifiques, et qu'un plan d'urgence, d'adaptation et d'atténuation soit engagé sans attendre un été de plus.

« qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires ? ». La Gironde vient de brûler plus fort qu'à aucun moment depuis cinquante ans.

D'innombrables animaux sauvages brûlés vifs dans les incendies, sans aucun décompte.

Des enfants dans des écoles surchauffées, des pompiers sans moyens et des hôpitaux à découvert au moment où nous en avons le plus besoin.

TotalEnergies encaisse 5 milliards de dollars en trois mois,le double d'il y a un an, grâce aux guerres pour l'accès aux ressources énergétiques et minières.

Tout était écrit.

  • Les compagnies pétrolières savaient dès 1971. Elles ont préféré payer pour qu'on en doute.
  • Le GIEC depuis 1990.
  • Des milliers de scientifiques du monde entier ont alerté les dirigeant·es politiques. Ils et elles ont été ignoré·es.

Nous nous sommes mobilisé·es

Nous nous sommes mobilisé·es par centaines de milliers dans les grèves, marches et pétitions pour le climat.

Sur les ronds-points, quand la question du prix du carburant a rendu évident que la fin du mois et la fin du monde sont le même combat, et que la nécessaire bifurcation écologique ne peut se faire au détriment des travailleurs et des travailleuses pauvres de notre pays.

Aux côtés des exilé·es et déplacé·es, notamment à cause des dérèglements climatiques et des guerres économiques et militaires menées dans leur pays d'origine.

Contre les méga-bassines, pour que l'eau reste un commun et non le privilège de quelques exploitations. À deux millions de signatures contre le retour d'un insecticide interdit, parce que les sols, les rivières et celles et ceux qui les travaillent ne sont pas une variable d'ajustement.

Vous ne nous avez pas écouté·es. Vous avez dit que nous exagérions, puis que nous étions des radicaux, puis des écoterroristes. Pendant ce temps, vous avez ramené le Fonds vert de 2,5 milliards d'euros à 837 millions, quand il permet aux communes de se protéger. Vous avez ajouté 6,7 milliards au seul budget des armées en une année. Et toute notre sécurité civile tient sous le milliard, avec douze avions bombardiers d'eau.

Nous venons vous demander des comptes.

Nous exigeons un plan d'urgence

Parce que l'été prochain sera plus chaud que celui-ci. Des lieux frais accessibles dans chaque bassin de vie, en commençant par les quartiers populaires et les communes rurales. Des écoles, des crèches, des hôpitaux et des EHPAD où l'on ne meure pas de chaud. La protection des travailleuses et des travailleurs de la chaleur inscrite dans la loi. Un toit pour chacune et chacun, parce qu'on ne s'adapte pas au climat quand on dort dehors. Des moyens humains et matériels réels pour les secours. Un fonds pour les paysannes et les paysans sinistrés, et le sauvetage de la faune inscrit dans les plans de catastrophe.

Nous exigeons un plan d'adaptation

Parce qu'aucune commune ne doit rester seule devant le feu et la soif. Le Fonds vert rétabli et l'ingénierie publique rendue aux territoires. La rénovation des logements engagée, des passoires thermiques et du parc social, pour que l'isolation cesse d'être un privilège. Des forêts renouvelées, des sols restaurés, des haies replantées, des rivières et des nappes traitées comme des communs et non comme des stocks à privatiser.

Nous exigeons un plan d'atténuation

Parce qu'on ne s'adapte pas indéfiniment à une catastrophe qu'on continue d'alimenter. La fin de toutes les subventions aux énergies fossiles. L'interdiction pour toute entreprise française d'ouvrir de nouveaux projets fossiles, ici comme ailleurs. Des transports publics accessibles partout avant toute taxe qui pèserait sur les plus modestes. Une sortie du fossile qui soit aussi une sortie des guerres qu'il finance.

Pour payer ces trois plans

Nous exigeons que contribuent celles et ceux qui ont fabriqué la catastrophe et qui en tirent profit.

  • Les superprofits des énergies fossiles, taxés dès la loi de finances 2027.
  • Les superprofits de l'armement, dont les carnets de commandes n'ont jamais été aussi pleins.
  • Un impôt climatique sur les patrimoines des plus riches, qui rapporterait entre quinze et vingt-cinq milliards d'euros par an.

Trois Françaises et Français sur quatre veulent déjà que les entreprises fossiles paient davantage. Nous ne demandons rien d'autre que ce que ce pays réclame.

Le samedi 26 septembre 2026

Partout en France, dans les métropoles et dans les bourgs de mille habitants, dans les centres-villes et dans les quartiers, nous serons dans la rue.

Marchons pour le climat, pour le vivant, pour la paix, pour la justice sociale.
Marchons pour la justice écologique et pour la justice sociale.
Marchons pour les vivantes et les vivants, humains et non humains.climat

Marchons pour qu'on suive enfin les scientifiques, et qu'un plan d'urgence, d'adaptation et d'atténuation soit engagé sans attendre un été de plus.

Source : https://26septembre.org/
Source : message reçu le 30 août 00h